L’Art Nouveau dans le métro parisien

Ville, Pays : Paris, France - Mots cles : metro paris, station metro

Nous sommes en 1900, à Paris la construction de la première ligne de métro est en cours d’achèvement, et tout devrait être prêt pour l’Exposition universelle et les Jeux olympiques à venir. Reste un petit détail, quel design pour les entrées de stations ? La CMP, la Compagnie du chemin de fer de Paris, en charge du dossier lance un concours. Pour être choisi il faut certes avoir l’aval de la CPM, mais aussi être adoubé par la préfecture et le Conseil Municipal de Paris ! En janvier 1900, la décision est prise, les dessins d’Hector Guimard sont validés.

De style Art Nouveau, Guimard s’inspire des formes ondulantes de la nature. Il propose trois types de structures en fonction de l’environnement urbain et de la fréquentation prévue : les entourages, les édicules et les pavillons. A l’origine les entourages n’étaient prévus que pour équiper un petit nombre de stations, les édicules devant être la règle. Mais ils se révèlent mieux adaptés aux contraintes du paysage urbain comme la largeur des trottoirs, et sans doute moins coûteux à réaliser. C’est pourquoi la construction d’entourage fut privilégiée à celle des édicules.

2011 Entourage à cartouche : station Opéra

Entourage à cartouche : station Opéra

De deux types, les entourages présentent tous quelques éléments typiques : une assise sur un socle en pierre et une balustrade sur trois côtés avec un fond arrondi ou carré.

Les plus simples dit entourage à cartouche possèdent juste une balustrade basse qui encadrent l’escalier descendant vers la station. Au nombre de 47 à l’origine, il n’en reste qu’une petite vingtaine visible par exemple aux stations : Palais Royal - Musée du Louvre, Daumesnil ou encore Gare de Lyon.

Crédit photo : MOSSOT, Paris 9 - Edicule Guimard station Opéra -161, CC BY 3.0

2011 Entourages à écussons : station Bastille

Entourages à écussons : station Bastille

Les entourages dit à écussons sont les plus connus. Véritables symboles du métro parisien, ils arborent une balustrade à écussons sur lesquels on retrouve le M stylisé de Métropolitain. De part et d’autre de l’entrée se dressent deux candélabres équipés de globes lumineux oranges dissimulés sous un décor floral dit en « brin de muguet ». Ils soutiennent l’enseigne à la calligraphie bien spécifique, sur laquelle le mot Métropolitain est écrit en toute lettre.

Un peu plus d’une soixantaine de ce type d’entrée, sur 104 construites, sont encore présentes dans Paris, en particulier aux stations : Châtelet, Saint-Michel, ou encore Colonel Fabien.

Crédit photo : LPLT, Édicule Bastille, CC BY-SA 3.0

2010 Edicule de type A : station Abbesses

Edicule de type A : station Abbesses

Plus imposants, les édicules sont des entrées couvertes d’un toit composé de lames de verre montées sur un châssis. Celui-ci se termine par une marquise.

Les édicules de types A, avec leur toiture à double pente sont soutenus par 4 piliers. Ils peuvent être ouverts ou bien fermés sur trois côtés par des panneaux de lave émaillée. Sur les quatre construits, il n’en reste qu’un seul de visible, celui de la station Abbesses. Cet édicule ouvert était auparavant à la station Hôtel de Ville, en 1974 il est démonté et déplacé à la station Abbesses.

Crédit photo : zoetnet, Abbesses (Paris Metro) 2010-07-31, CC BY 2.0

2017 Edicule de type B : station Porte Dauphine

Edicule de type B : station Porte Dauphine

Surnommés la libellule par les parisiens de l’époque. Les édicules de type B sont, comme les type A, ouverts ou fermés. En revanche ils ne reposent que de trois piliers. Du coup la forme du toit est différente. En effet, la structure est en pente inversée. Cependant on retrouve les mêmes éléments que précédemment, à savoir la marquise, et les panneaux de lave émaillée pour les édicules fermés.

Des 7 édicules construits il ne reste que celui de la Place Dauphine. A l’origine il y en avait à Nation, et aussi de part et d’autre de l’avenue de la Grande Armée à la station Porte Maillot. En 2000, un édicule ouvert est reconstruit à la station Châtelet.

Crédit photo : Anthony Rauchen, A7-01410, CC BY-SA 4.0

1956 Le pavillon de Bastille

Le pavillon de Bastille

Les plus grands édicules appelés pavillon ou pagode, à cause de leur style d’inspiration orientale, étaient au nombre de trois. Deux à la station Etoile, dont un pour la sous-station électrique et l’autre dédié aux voyageurs, le troisième étant à Bastille. De loin le plus vaste, ce dernier était une véritable gare. Avec son entrée en forme de fer à cheval, et ses deux ailes cet édifice montrait une belle symétrie.

Les pavillons de l’Etoile sont détruits dans les années 1920. Celui de Bastille survit jusque dans les années 1960, cependant on voit déjà sur cette image des années 1950 qu’il est amputé de l’immense marquise qui surmontait son entrée.

Crédit photo : BHVP

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